- Joseph, né à Vexaincourt le 6 décembre 1771.
- Marie, née vers 1776.
- Barthélémy, né à Vexaincourt le 15 mai 1787.
et un fils de son second mariage avec Barbe Ducarme :
- Nicolas Valentin, né à Vexaincourt le 1er floréal an VI [20 avril 1798].
Cet article est consacré au fils aîné Joseph, dont nous avons tenté d'établir la descendance la plus complète possible jusqu'à nos jours.
Joseph Magron (1771-1817)
Joseph Magron s'est marié le 13 floréal an VI [2 mai 1798]. Ce jour-là, il est qualifié de manœuvre, à Vexaincourt. Son épouse est une jeune fille du même village, Marie Anne Durand qui n'a que dix-sept ans. La lacune importante dans l'état civil de Vexaincourt entre l'an VIII (1800) et 1843, due aux destructions de la dernière guerre, nous empêche d'avoir la liste complète de leurs enfants, en particulier de ceux qui sont morts jeunes ou en naissant. En définitive, nous ne connaissons que les trois qui ont survécu, tous les trois nés à Vexaincourt :
- Valentin, né le 10 décembre 1808.
- Jean Baptiste, né en 1812.
- Marie, née le 3 janvier 1815.
Au total, la descendance de ces trois enfants représente 77 personnes jusqu'à nos jours, avec des situations contrastées, selon les enfants :
Valentin Magron (1808-1882)
Des trois enfants, c'est lui qui laisse la descendance la plus nombreuse. D'abord cordonnier dans son village natal de Vexaincourt, il part s'installer vers 1850 à la Neuveville-lès-Raon, une commune située sur la rive gauche de la Meurthe, proche de Raon-l'Étape qui se situe sur l'autre rive. Les deux communes ont fusionné en 1947. Avec sa famille, il se rapproche d'un centre industriel qui offre des opportunités plus nombreuses de travail. Son seul fils, Jean Joseph Magron (1850-ap. 1911), est ouvrier d'usine, à La Neuveville-lès-Raon, au moment de son mariage (1881) et dans tous les actes le concernant jusqu'en 1911 (dernière mention). Dans le recensement de 1901, il est précisé qu'il est bonnetier, chez Amos frères et Cie et dans celui de 1911, chaussonnier, dans le même établissement. C'est une entreprise importante implantée dans cette commune. Il n'a pas eu d'enfants. Sa sœur, Suzanne Magron (1843-1918) épouse un tonnelier et flotteur de La Neuveville-lès-Raon, Auguste Perrin (1843-1883). Avec lui, on retrouve deux métiers liés directement au bois. Le second est plus spécifique à la région. En effet, les troncs débités dans les forêts de la vallée de la Plaine descendaient par flottage par la rivière jusqu'à Raon-l'Étape, puis étaient acheminés, toujours par flottage, vers Nancy, par la Meurthe. Le métier de flotteur consistait à conduire ces assemblages de troncs sur les rivières, comme on le voit sur ces deux images :
Raon-l'Étape est considérée comme la capitale régionale du flottage. Mort jeune, Auguste Perrin laisse cinq enfants vivants. Dans cette descendance, on trouve de nombreux ouvriers ou ouvrières d'usine, plus particulièrement des chaussonnier ou chaussonnières, car c'était la spécialité de l'entreprise Amos dont l'usine de Raon-l'Étape n'a disparu qu'en 1978. On trouve aussi de nombreux mécaniciens qui trouvent à s'embaucher dans les usines de la ville. En définitive, cette branche est restée très implantée dans cette région. Les seules migrations que l'on y trouve sont, assez logiquement, vers la région de Nancy et en région parisienne, qui étaient les destinations les plus habituelles des migrants vosgiens. Il n'y a guère de faits ou de personnalités notables dans cette branche de la famille.
Marie Magron (1815-1886), ép. Valentin
La fille cadette s'est mariée en 1831, à l'âge de seize ans, avec un manœuvre de Vexaincourt, Joseph Valentin. Il est mort accidentellement en 1867, au lieu-dit de La Charaille, à Raon-lès-Leau, « écrasé sous une roche en travaillant à la nouvelle route que l'administration forestière fait construire, passant en cet endroit. […] la mort a été instantanée. » Leur fils aîné, Jean Baptiste Valentin, est mort lors de la guerre de Crimée. Le 10 novembre 1855, il est admis à l'ambulance militaire de Kamiesch (Crimée) où il décède le 22, par suite de diarrhée chronique. Il n'a alors que vingt-et-un ans. Leur fils cadet, Joseph (1838-1891), bûcheron à Vexaincourt, est décédé à l'asile d'aliénés de Meurthe-et-Moselle, à Laxou, à côté de Nancy. On perd ensuite la trace de sa seule fille, Marie Valentine Valentin, née en 1874. C'est ainsi que, provisoirement, se termine l'histoire de cette branche. Peut-être, un jour, il sera possible de retrouver la trace de cette fille et de son éventuelle descendance.
Jean Batiste Magron (1812-1899)
Autant la famille du fils aîné, Valentin, et celle de la cadette, Marie, sont restées enracinées dans les Vosges et les régions voisines, autant le destin de Jean Baptiste, le second fils, et l'histoire de sa descendance offrent plus de variété géographique, sociale et professionnelle.
Jean Baptiste, né vers 1812, épouse le 14 novembre 1842 une jeune fille de Vexaincourt, Antoinette Décieux (parfois orthographié Descieux), habituellement prénommée Toinette. Les métiers de Jean Baptiste à Vexaincourt sont ceux de ses ancêtres et de ses cousins restés au pays et plus généralement des hommes de Vexaincourt et de la vallée de la Plaine : manœuvre (1842), bûcheron (1845-1849) et cultivateur (1866-1886).
Jean Baptiste Magron et Toinette Décieux n’ont eu que deux enfants dont les vies sont, à la différence de celles de leurs parents, en totale rupture avec l’histoire familiale dans les Vosges :
- Marie, née à Vexaincourt le 30 mai 1843.
- Jean Baptiste, né à Vexaincourt le 5 octobre 1845.
Marie Magron (1843-ap. 1902), ép. Jean Adolphe Jobert
Comme nous l’avons souvent rencontré dans nos généalogies, beaucoup de jeunes gens au XIXe siècle choisissaient l’armée comme carrière. Souvent, il s’agissait d’échapper à une vie médiocre et sans avenir s’ils restaient au village. Pour certains, il y avait sûrement le goût de l’aventure ou l’envie d’échapper à l’univers borné de leur environnement quotidien. Même si l’on ne connait quasiment rien de ses premières années, c’est le cas de Jean Adolphe Jobert, né en 1839, dans le ménage d’un modeste artisan de Charmes-sur-Rhône. Son père est bénatier, c’est-à-dire qu’il fabrique des bénates, des grands paniers ou des hottes en osier utilisés pour transporter le sel ou les vendanges.
En mai 1860, à l’âge de vingt ans, Jean Adolphe Jobert est appelé sous les drapeaux comme tous les jeunes gens de son âge. Habitant désormais la Drôme, il intègre le 20e régiment d’artillerie à cheval qui vient d’être formé à Valence. Il suit ensuite son régiment dans ses différentes garnisons. En 1865, rattaché à la 3e batterie, il se trouve à Lunéville où, malgré les cinquante kilomètres qui le séparent de Vexaincourt, il rencontre la jeune Marie Magron. À la fin de son temps de service, au lieu de revenir à la vie civile, il poursuit sa carrière militaire dans la gendarmerie à cheval. Il est alors affecté à la brigade de Buis-les-Baronnies, dans la Drôme, plus proche de sa région d’origine et d’Allex où vit son père, alors tonnelier. Désormais engagé dans une nouvelle carrière, Jean Adolphe Jobert peut se marier avec la jeune fille qu’il a rencontrée pendant sa vie de garnison.
Le 7 juin 1866, Jean Adolphe Jobert et Marie Magron se marient à Vexaincourt. La jeune épouse est accompagnée par son frère Jean Baptiste et son oncle Joseph Descieux, adjoint au maire de Vexaincourt. Le jeune marié a pour témoins deux sous-officiers du 20e régiment d’artillerie, en garnison à Lunéville.
Le jeune couple part s’installer à Buis-les-Baronnies (Drôme), place du Marché. Quel contraste pour Marie Magron entre sa vallée natale, à la forêt sombre et au climat rude, et son nouveau lieu de vie, avec son ciel provençal et sa végétation méditerranéenne.
Nous avons pu reconstituer la carrière de Jean Adolphe Jobert jusqu’à sa mise à la retraite en août 1885 après vingt-cinq ans, trois mois et quatre jours de services.
- Gendarme, à Buis-les-Baronnies (Drôme), place du Marché, au moment de son mariage (1866) et en 1867.
- Gendarme à cheval, à Suze-la-Rousse (Drôme), à la caserne de gendarmerie : 1870.
- Brigadier de gendarmerie, à Condrieu (Rhône), à la caserne de gendarmerie, Route Nationale 86 : 1872.
- Brigadier de gendarmerie à cheval, à Grignan (Drôme), place du Jeu du Ballon, à la caserne de gendarmerie : 1874.
- Brigadier de gendarmerie à cheval, à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône) : 1874-1879, où il est recensé en 1876 à la gendarmerie, avec sa famille.
- Il est muté en 1879 à la 5e brigade de Lyon.
- Il est mis à la retraite en août 1885 comme maréchal des logis, brigadier à la compagnie de gendarmerie du Rhône.
Comme on le voit, la promotion interne lui a permis d’accéder au rang de sous-officier. Quelques mois avant sa mise à la retraite, il est décoré de la Médaille militaire, par décret du 27 décembre 1884.
Pendant ces années, quatre garçons naissent, dont les lieux de naissance reflètent les changements d’affectation.
- Louis Adolphe, né à Buis-les-Baronnies (Drôme) le 15 août 1867.
- Léon Adolphe, né à Suze-la-Rousse (Drôme) le 29 novembre 1870.
- Lucien Adolphe, né à Grignan (Drôme) le 11 avril 1874.
- Léopold Claude François, né à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône) le 10 juillet 1876.
Après sa mise à la retraite, Jean Adolphe Jobert et Marie Magron ont une activité de loueurs de garnis, à Lyon. En 1896 au moment du décès de Jean Adolphe Jobert, ils louent un immeuble entier, au 17, rue Thomassin, dans la presqu'île. La famille habite au premier étage et sous-loue en garni les chambres des deuxième et troisième étages. Au rez-de-chaussée, une pièce qui donne sur la rue sert de comptoir dans lequel on trouve un billard et, pour l'anecdote, un chien de race molosse et une cage avec trois serins. Le notaire précise qu'un des serins appartient au fils Léopold.
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| Lyon (IIe), 17, rue Thomassin (au centre de l'image, immédiatement après le restaurant) |
Mais ce n'est pas tout. Au même moment, ils louent deux autres appartements, au 26, rue Sainte-Hélène et au 58, rue Saint-Joseph, aujourd'hui rue Auguste-Comte qu’ils sous-louent en garni. À cela, s’ajoute une activité de voitures de louage, ce que confirme cet entrefilet :
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| Le Progrès, du 27 novembre 1891 |
Comme si tout cela ne suffisait pas, ils organisent des promenades pour les enfants sur la place Bellecour dans une petite voiture à quatre roues tirée par des chèvres. Pour cela, ils disposent d'une remise et d'une écurie dans un immeuble au n° 4, place Bellecour.
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| La voiture aux chèvres, place Bellecour, carte postale colorisée, vers 1900 Source : Bibliothèque municipale de Lyon |
Ces différentes activités sont rendues nécessaires, à cause du faible montant de la pension de Jean Adolphe Jobert qui est de 997 francs par an, ce qui est insuffisant pour faire vivre une famille avec trois garçons.
En 1891, la famille habite au 33, rue Franklin. En 1896, lors du recensement, Jean Adolphe Jobert vit aux Échets, un hameau de la commune de Miribel dans l'Ain, où il loue une propriété. Au moment de son décès, on n’y trouvera que soixante poules et quatorze lapins. Quant à son épouse, Marie Magron, elle habite au 17, rue Thomassin avec ses deux fils Lucien et Léopold et son père Jean Baptiste Magron qui est venu la rejoindre à Lyon. Désormais âgé de quatre-vingt-quatre ans, il ne peut plus vivre seul à Vexaincourt.
Jean Adolphe Jobert décède le 24 juillet 1896 à l'infirmerie protestante à la Croix-Rousse, au 2, rue Pierre-Dupont. Il est âgé de cinquante-six ans. Il laisse une modeste succession de 1 922 francs, selon l'inventaire après décès fait par Me Hugues d’Aubarède, notaire à Lyon. On peut se demander s'il n'y a pas une part de dissimulation dans cette déclaration. En effet, deux ans plus tôt, on apprenait par un article de journal qu'il possédait 17 000 francs en titres, même s’il venait de se les faire voler. Les deux voyous, ne sachant que faire de ces titres, les avaient jetés dans un égout.
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| Le Progrès, du 23 mars 1894 |
Nous reviendrons plus loin sur le fils aîné qui est le seul à avoir laissé une postérité. Malgré toutes nos recherches, nous n’avons pas trouvé le décès du second fils qui est probablement mort entre 1876 et 1890. Ce qui est certain est qu’en 1896, au moment de la succession de son père, il est déjà décédé sans postérité.
Le troisième fils, Lucien, est garçon de café et habite chez ses parents, à Lyon (IIe), 17, rue Thomassin lorsqu’il va déclarer le décès de son père. Il n’habite ensuite plus avec sa mère à Lyon et on le retrouve comme comptable, à Reims, 60, faubourg Cérès, au moment de son décès, en 1897, à l’hôpital civil de Reims.
Enfin, le fils cadet, Léopold, est recensé, en 1886, à Vexaincourt avec son grand-père Jean Baptiste Magron. En 1896, il est coiffeur, à Lyon (IIe), 17, rue Thomassin, au moment du recrutement militaire. Il est exempté pour perforation du tympan droit. Comme ses deux autres frères, il meurt jeune, à vingt-deux ans, à Lyon (IIe), 58, rue Saint-Joseph [rue Auguste Comte], chez sa mère. Il est alors qualifié d’employé.
Après le décès de son mari, on trouve encore la trace de Marie Magron en 1901. Elle est alors lingère et habite seule dans un des appartements qu'ils louaient en 1896, au 58, rue Saint-Joseph [rue Auguste Comte]. Entre-temps, son père Jean Baptiste Magron est décédé à Lyon, au 35, rue Franklin, à l'âge de quatre-vingt-sept ans.
La dernière trace que l’on ait de Marie Magron, veuve Jobert, est l’acte de décès de son fils cadet Léopold, en 1902. Ensuite, il nous a été impossible de trouver son décès, malgré les multiples relevés qui sont mis à disposition. À cette date, sa seule famille est sa belle-fille et ses trois petits-enfants qui vivent alors à Lyon. On n’imagine pas qu’elle s’en soit éloignée. Pourtant, malgré cela, il n’y a pas de piste.
Le fils aîné Louis Jobert suit les traces de son père. Le 19 août 1885, il s’engage pour cinq ans à la mairie du IIe arrondissement de Lyon pour le 2e régiment de tirailleurs algériens. Il termine au grade de sergent major en 1892, puis il passe dans la gendarmerie à pied, le 18 août 1892. Il appartient à la brigade de Zalana, en Corse, au moment de son mariage le 16 janvier 1894 avec une jeune fille d'Ajaccio, Félicité Giacomo. Il est ensuite maréchal des logis, adjoint au trésor, à Alger (1896, 1898), puis vers 1900, il est muté à Saint-Jean-Brévelay, dans le Morbihan. Il y meurt le 28 avril 1901 dans l'incendie d'une ferme dans lequel périssent neuf personnes : sept artilleurs du 35e régiment qui se rendaient à Alençon, un cultivateur de la localité, nommé Le Cam, et le maréchal des logis Jobert, commandant la brigade de gendarmerie. Un monument commémoratif a été élevé dans la commune.
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| Monument aux victimes de l'incendie du 28 avril 1901, à Saint-Jean-Brévelay Carte postale ancienne |
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| Vue actuelle Notice sur ce monument : cliquez ici |
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| Cliquez sur l'image pour lire l'article |
Article sur le site des pompiers de Saint-Jean-Brévelay : cliquez ici.
Les obsèques du maréchal des logis Jobert ont lieu le jeudi 2 mai, en présence de nombreuses autorités. La cérémonie religieuse est présidée par l'évêque de Vannes. Il est enterré à Saint-Jean-Brévelay.
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| La Semaine religieuse du diocèse de Vannes, du 3 mai 1902 |
Il laisse une jeune veuve de vingt-neuf ans avec deux enfants, Vincent, né en 1894, et Lucien, en 1898. Au moment du décès de son mari, Félicité Giacomo est enceinte. Elle donne naissance à un garçon, Louis, à Saint-Jean-Brévelay, quatre mois après le décès de son père.
Au moment de sa disparition, Louis Jobert est sur le point de partir à la retraite. Visiblement, l'administration semble ignorer son décès lorsqu'un arrêté du sous-secrétaire d'État des postes et des télégraphes, en date du 5 juin 1901, le nomme expéditionnaire à l'administration centrale des postes et des télégraphes ! Quant à sa veuve, elle doit se battre pour avoir une pension décente. Elle obtient le 5 décembre 1901 un arrêt du Conseil d'État qui annule le décret lui attribuant une retraite de 600 francs. Elle finit par se voir attribuer une pension de 914 francs correspondant aux quinze ans, huit mois et dix jours de services de son mari décédé.
Elle revient ensuite vivre à Lyon avec ses trois fils jusqu'à son décès en 1952 à Villeurbanne. Ses fils ont vécu à Lyon. L'aîné, Vincent, est gardien de la paix. Le deuxième, Lucien, est sous-officier à Sathonay-Camp et le cadet, Louis, est lui aussi militaire. Il existe peut-être des descendants de cette branche, par les enfants de Lucien, Raymond (1919-2007) et André (1927-2024), tous deux mariés, et par la fille de Louis, Denise (1926-2004).
Jean Baptiste Magron (1845-1876)
La descendance de Jean Baptiste Magron, unique fils de Jean Baptiste Magron et d’Antoinette Décieux, se trouve uniquement entre Rhône et Loire. En 1866, âgé de vingt-et-un ans, il est cultivateur à Vexaincourt, dans le ménage de ses parents. Neuf ans plus tard, on le retrouve comme garde-train au chemin de fer à Épernay, dans la Marne. Le garde-train est chargé de la sécurité du convoi, de la surveillance des voyageurs et du fonctionnement des freins à l'arrière du train. Le 3 décembre 1875, il épouse à Pomeys, dans le Rhône, Jeanne Rivoire. Comment se sont-ils rencontrés ? Il est fort probable que c’est Jean Adolphe Jobert, le beau-frère de Jean Baptiste Magron, qui a permis la rencontre. En effet, à cette date, il est brigadier de gendarmerie à Saint-Symphorien-sur-Coise, le chef-lieu de canton dont dépend Pomeys. Il est d'ailleurs témoin de son beau-frère lors des noces.
Le mariage dure peu. Le 21 juillet 1876, Jean Baptiste Magron décède chez ses parents à Vexaincourt. Il a tout juste trente ans. Son épouse est enceinte de six mois. Elle retourne alors dans sa famille à Pomeys où elle accouche, le 15 octobre 1876, d’une fille prénommée Joséphine (1876-1956). Cette petite fille Magron qui semble n'avoir eu aucune relation avec sa famille paternelle a vécu avec sa mère d'abord à Pomeys puis à Saint-Symphorien-sur-Coise où elle se marie en 1902 avec Pierre Berger (1876-1946), un employé de commerce de Saint Étienne. D'abord boulanger, celui-ci devient employé de commerce puis, en 1906, gère un négoce de vins, toujours à Saint-Étienne, qu'il tient jusqu'à son décès en 1946. Le couple n'a qu'un seul fils prénommé Pétrus (1903-1930). Chef cuisinier, celui-ci voyage beaucoup. C'est comme cela qu'il se marie à Dieppe en 1924 et que le premier enfant du couple, Blanche, naît à Monaco en 1925. Ils reviennent ensuite à Saint-Étienne où Pétrus décède rapidement.
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| Avis de décès de Pétrus Berger Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, du 9 octobre 1930 |
Sa veuve a longtemps géré le « Cercle du manège », à Saint-Étienne. Il est probable que leurs deux enfants, Blanche (1925-2003) et Pierre Berger (1927-2005) ont eu une descendance à Saint-Étienne. L'arbre généalogique simplifié de ces deux enfants illustre comment les mobilités géographiques et sociales de la fin du XIXe et du début du XXe siècle permettent d'avoir des origines variées. Du côté paternel, ils sont originaires de Saint-Étienne par leur grand-père, des Vosges et du Rhône, par leur grand-mère. Par leur mère, ils ont des origines en Seine-Maritime.
Lien vers la généalogie de Joseph Magron et Marie Anne Durand : cliquez ici.
Article sur les origines de la famille Magron et de Joseph Magron : Les origines de la famille Magron et les trois premières générations : Dominique, Joseph et Valentin.












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