samedi 16 juin 2018

Marie Duthu et Émile Hérault

Publier ses travaux sur Internet (Geneanet) est souvent l'occasion de mises en relation. C'est ainsi qu'il y a quelques temps, j'ai été contacté par quelqu'un qui avait trouvé un faire-part de mariage dans un livre qu'il avait acheté lors d'une vente aux enchères à Dijon. En faisant des recherches, il a vu que j'avais répertorié ce mariage dans mon arbre (je suis d'ailleurs le seul à avoir mentionné ce mariage sur ce site). N'en ayant pas l'usage, il a eu la gentillesse de me l'envoyer :


Il s'agit du mariage d’Émile Hérault et Marie Duthu qui a eu lieu à Dijon le jeudi 17 janvier 1895 en la cathédrale Sainte-Bénigne. Le mariage civil avait eu lieu la veille, le 16 janvier.

Signatures des époux au bas de leur acte de mariage civil
Dans ce faire-part, qui ne concerne que le côté de l'épouse (je ne sais pas s'il existe l'autre partie du faire-part, pour l'époux), le mariage est annoncé par sa grand-mère maternelle, Jeanne Maire, veuve Jean Daubourg, et par son oncle paternel Auguste Duthu. En effet, ses parents Jules Duthu et Marguerite Daubourg étant décédés, c'est son seul oncle survivant qui annonce le mariage et qui a probablement conduit l'épouse à l'autel le jour du mariage. Auguste Duthu (1835-1897) [26] est notre ancêtre.

La famille Duthu est originaire de Saint-Martin-du-Mont, dans la Côte d'Or. Louis Duthu (1801-1864) [52] a quitté son village pour être d'abord marchand de vin (cabaretier), puis aubergiste à Dijon, au Faubourg-Raines, où il se marie avec Julie Cornemillot (1810-1871) [53] (sur cette famille Cornemillot, voir ici). Il s'installe vers 1840 au faubourg Saint-Nicolas, à l'entrée nord de Beaune, sur la route de Dijon. Ses affaires prospérant, il devient entrepreneur de roulage, autrement dit entrepreneur de transport. A son décès, ses 2 fils Auguste, né en 1835 et Adolphe, né en 1840 reprennent les affaires du père, le premier restant à Beaune et le second s'installant à Dijon, ce qui leur permet d'être aux 2 bouts de la chaîne de transport. En plus de l'activité de transport, la famille avait aussi la concession des pompes funèbres de Dijon. Le troisième frère, Jules Duthu, né en 1838, semble s'être engagé dans l'armée.

La maison Duthu, ancienne auberge, 39 faubourg Saint-Nicolas, à Beaune.
Cette belle facture de 1880 des frères Duthu nous donne une idée de leur activité :


Le fils cadet Adolphe Duthu s'est marié en 1863 avec Marguerite Daubourg, née à Dijon. Ils ont eu un fils Jules Duthu, en 1866. Adolphe Duthu est mort le 30 octobre 1870 lors des combats de la défense de Dijon. Son cousin Émile Cornemillot rapporte les conditions de son décès :


Dans sa peine, la jeune veuve Marguerite Daubourg trouvera support et consolation auprès de son beau-frère Jules Duthu, alors sous-lieutenant d'infanterie. Le besoin de réconfort aidant, le beau-frère et la belle-sœur ont été visiblement amenés à être de plus en plus proches. Tout cela s'est concrétisé quelques mois plus tard par la naissance d'une fille, Julie Marguerite Duthu, le 11 janvier 1872. Ils régulariseront la situation par leur mariage quelques semaines plus tard, le 3 février 1872, à l'occasion duquel ils légitimeront la fille née de leurs amours. Bien que n'ayant été déclarée à la naissance que sous les prénoms de Julie Marguerite,  elle sera toujours prénommée Marie.  A Dijon, Jules Duthu et son épouse habitent à partir des années 1875 au 1 rue de l'Arquebuse, probablement dans un immeuble qu'ils ont fait construire. C'est une des deux adresses qui apparait sur la facture et c'est aussi l'adresse qui est notée sur le faire-part.

Vue actuelle de l'immeuble du 1, rue de l'Arquebuse, à Dijon.

C'est cette Marie Duthu, fille de Jules Duthu et Marguerite Daubourg qui se marie le 17 janvier 1895. Sa mère est décédée à Lourdes en 1893, alors qu'elle y était pour une villégiature ou un pèlerinage, nous ne savons pas. Elle avait 47 ans. Son mari Jules Duthu ne lui a survécu que 10 mois. Il est décédé en 1894 à l'âge de 56 ans, dans sa maison de campagne de Ladoix, hameau de la commune de Serrigny entre Dijon et Beaune. A 22 ans, Marie Duthu se retrouve orpheline, avec 2 frères, l'aîné, Jules, 28 ans (du premier mariage) et le cadet, Marcel, 17 ans. Cela explique que son seul oncle survivant, Auguste Duthu, annonce le mariage de sa nièce. Il était aussi le tuteur de son neveu Marcel Duthu.

Quant à Émile Hérault, son histoire personnelle mérite d'être racontée. Il est né dans la Nièvre, à Saint-Maurice, le 7 juillet 1870, fils unique de Claude Hérault et Marie Louise Ruelle (ou Ruel). Claude Hérault était le régisseur du baron Max Darnay, rentier et propriétaire du château de Montas, sur la commune de Saint-Maurice. Au décès de ses parents, ce baron, célibataire, s'était retrouvé à la tête d'un beau patrimoine, comprenant des terres agricoles et des fermes, que gérait Claude Hérault. Comme le raconte un historien local, « Max était bègue et boiteux, la famille de sa mère tenta de le faire déshériter en le faisant passer pour simple"d'esprit" mais, si le jeune baron présentait des infirmités physiques, il avait bien toute sa tête et gagna les procès qu'on lui fit. » N'ayant pas d'héritier, il institua Émile Hérault, le fils de son régisseur, comme son héritier universel, faisant ainsi sa fortune. D'ailleurs, à la mort du père d’Émile, Claude Hérault, en 1900, le baron Danray épousa sa veuve Marie Louise Ruel, renforçant ainsi les liens avec la famille Hérault. Émile Hérault devint alors le beau-fils du baron Darnay.

Château de Montas, Saint-Maurice

Après leur mariage, Émile Hérault et Marie Duthu ont vécu d'abord au 1 rue de l'Arquebuse, à Dijon, dans la maison familiale Duthu (1895), puis à Châtillon-en-Bazois (Nièvre), rue d'Aron. Ils ont eu 4 enfants : Marie Marguerite (1895-1898), Marcelle (1897-1958), Emmanuel (1899-1974) et Jean (1901-1965). Émile Hérault est mort en villégiature à Briançon, le 2 septembre 1904, au Grand-Hôtel. Il n'avait que 34 ans. Son épouse, qui partageait semble-t-il son temps entre son domicile du boulevard de la Trémouille à Dijon et le château de Montpas dans la Nièvre, est décédée en 1921, la même année que la baron Max Darnay et que sa belle-mère Marie Louise Ruelle. Le château a ensuite été habité par Emmanuel Hérault, qui y est décédé. 

Pour finir, deux remarques.

Émile Hérault se prénommait simplement Léger Hérault dans son acte de naissance. Son prénom usuel était pourtant Émile, comme en fait foi le faire-part de mariage. Dans les actes d'état-civil de ses enfants, il est souvent prénommé Léger Émile. Ce qui est surprenant est qu'il ait signé seulement Léger lors de son mariage.

Si certains peuvent penser qu’Émile Hérault était en réalité le fils du baron Max Darnay, fruit de ses amours avec la femme de son régisseur (sa future épouse), avec le consentement plus ou moins tacite dudit régisseur, je les laisse à leurs supputations et conjectures.

Généalogie ascendante et descendante de Marie Duthu : cliquez-ici.
Lien de parenté avec Marie Duthu : cliquez-ici.

mercredi 23 mai 2018

Virginie Escalle (1808-1879), épouse Louis Gallissian

Un séjour à Marseille est l'occasion d'évoquer l'importance qu'a eue cette ville pour les branches de notre famille des Hautes-Alpes. Directement, aucun de nos ancêtres est directement lié à cette ville. En revanche, de nombreuses branches collatérales sont passées ou se sont installées dans la cité phocéenne qui a été, de tout temps, un débouché naturel du trop-plein démographique des montagnes des Hautes-Alpes.

Aujourd'hui, je vais plus particulièrement évoquer Virginie Escalle, épouse de Louis Gallissian, qui a passé de nombreuses années à Marseille.

Elle est née à La Motte-en-Champsaur le 6 mars 1808, dernière fille de Joseph Escalle et Rose Gauthier. Elle est donc la sœur de notre ancêtre Hippolyte Escalle (1804-1858) [56].

A l'âge de 23 ans, le 11 janvier 1832, elle épouse Jean Louis Antoine Gallissian, un marchande bois de Volonne (Alpes-de-Hautes-Provence), au bord de la Durance. 

Signature de Louis Gallissian (acte de mariage).

Signature de Virginie Escalle (acte de mariage).


Par contrat de mariage, ses parents lui donnent 8 000 francs, somme conséquente pour l'époque. Louis Gallissian est né à Sourribes (Alpes-de-Haute-Provence) le 10 mai 1801, village d'où est originaire sa famille, mais ses parents se sont rapidement installés à Volonne, comme aubergistes, sur la route qui rejoignait les Hautes-Alpes et la Haute-Provence (Sisteron) à Marseille par la vallée de la Durance. Comme souvent, le métier d'aubergiste était en lien avec les activités de négoce. Dans le cas présent, la famille Gallissian faisait aussi le négoce de bois, probablement entre les forêts des Hautes-Alpes et Marseille, en utilisant la Durance comme moyen de transport du bois. Un de fils de cette famille, Joseph Casimir, frère de Louis, est qualifié de radelier dans son acte de décès en 1830. Le radelier conduisait les convois de bois, assemblés sous forme de radeau, sur la Durance. Ses deux autres frères sont décédés à Marseille en 1863 et 1865 où ils étaient courtier et commissionnaire en bois.


Une vidéo de présentation des radeliers de la Durance :


C'est donc ce milieu d'aubergistes et de marchands de bois que Virginie Gallissian a rejoint, sans que l'on arrive à déterminer comment le lien s'est fait entre ces deux familles, de La Motte-en-Champsaur et Volonne.

Louis Gallissian prend d'abord la succession de son père à l'auberge de Volonne où il est recensé en 1836 avec sa femme Virginie Escalle. Ils n'auront pas d'enfants, ce qui explique peut-être qu'ils hébergent une nièce, Pauline Escalle, née en 1828, qui restera avec eux au moins jusqu'en 1846.

Vers 1840, toute la famille s'installe à Aubignosc, de l'autre côté de la Durance, dans un grande propriété aux Filières, plus proche de la nouvelle route nationale qui délaisse maintenant Volonne.

Fillières (Aubignosc), sur les minutes de la carte d’État-major, vers 1840.
Louis Gallissian exploite ce domaine avec une importante domesticité. Dans le recensement de 1836, alors qu'il habite encore à Volonne, il emploie déjà 6 domestiques. En 1841, ce sont maintenant 7 domestiques et un postillon qui travaillent pour lui, en plus de ses deux oncles. En 1846, s'amorce une décroissance puisque il n'y a plus que 2 domestiques et un postillon. Preuve de sa notabilité et de son assise locale, Louis Gallissian est maire d'Aubignosc de 1841 à juillet 1848.

Pour une raison que j'ignore encore mais que je pense liée à de mauvaises affaires, le couple Gallissian disparaît de Volonne et Aubignosc après 1848 et se retrouvent à Marseille où leur présence est attestée dès 1852. Louis Gallissian a toujours un métier en lien avec la route, mais il est plus modestement le représentant des messageries Aubert père & fils à Marseille. Avant l'arrivée du train, qui n'a relié Gap à Marseille qu'en 1875, la seule possibilité pour rejoindre relativement rapidement les deux villes était le service de diligences qui était concédé à des entreprises de messageries qui prenaient en charge l'organisation de ces transports. Ce sont les fameux maîtres de poste. La famille Aubert de Gap a été le principal opérateur des services de diligences entre les deux villes, en assurant les correspondances avec Lyon, Grenoble, Chambéry et Genève et le service vers Embrun, Briançon et Turin. A Marseille, les diligences arrivaient à l'hôtel des Deux Pommes, sur le Cours Belsunce, au n° 32. Il fallait 16 heures pour parcourir les 182 km. qui séparent les 2 villes. Par exemple, en 1859, les messageries Aubert père & fils assuraient un départ depuis Marseille vers Gap tous les jours à 7 heures du matin et semble-t-il, certains jours, à midi comme le précise cette annonce de l'Indicateur marseillais :


Louis Gallissian était donc le responsable du bureau de Marseille des messageries Aubert père et fils. Dans l'Indicateur marseillais, qui était une sorte d'annuaire commercial de la ville, il est signalé comme représentant de ces messageries sans interruption de 1852 à 1866. Il a donc en charge de gérer les arrivées et départs depuis Marseille et d'assurer l'accueil de la clientèle. Ils habitaient à proximité, d'abord au 32 rue Petit-Saint-Jean (1852), puis au 22 rue d'Aix (1853-1854) et enfin au 1, rue du Relais (1855-1866), rue qui porte bien son nom car il s'agit ici du relais de poste. C'est cette adresse qui est indiquée, comme ici dans l'Indicateur marseillais, de 1859 :


En habitant rue du Relais, il ne pouvait guère être plus proche du point d'arrivée de diligences à l'hôtel des Deux Pommes car l'immeuble fait l'angle du cours de Belsunce et de la rue du Relais et se trouve mitoyen de l'hôtel.


Sur cette photo, l'hôtel des Deux-Pommes, qui a ensuite été rebaptisé en hôtel des Deux-Mondes et qui est actuellement au n° 46 du cours Belsunce, se trouve à gauche et l'immeuble du 1 rue du Relais fait l'angle avec le cours, à droite sur la photo. J'ai trouvé cet historique sur un site :

Au 46 Cours Belsunce, on héberge des voyageurs depuis le 17ème siècle ! Autrefois c'était les Deux Pommes et les Deux Indes, mais aujourd'hui ce sont les Deux Mondes ! En effet sur l'emplacement de l'actuel Hôtel des Deux Mondes fut crée dès 1637 l'Auberge des Deux Pommes par la famille Ripert et juste à côté l'Auberge des Deux Indes.
Ces deux établissement restent voisins jusqu'en 1869, date à laquelle l'Auberge des Deux Indes est transférée rue du Petit Saint Jean. L'Auberge des Deux Pommes se maintiendra encore un peu de temps.
Autrefois les hôtels se trouvaient au n°32 et n°34 mais un changement de numérotation du Cours Belsunce au XIXème siècle les transformera en n°46.

Sur cette photo ancienne, on voit l'hôtel des Deux Mondes et, à droite, l'immeuble de la rue du Relais.



L'hôtel des Deux Mondes a, aujourd'hui, beaucoup perdu de sa superbe.

Comme je l'ai dit, on trouve Louis Gallissian comme représentant des messageries Aubert dans l'Indicateur marseillais, sans interruption de 1852 à 1866. Cela veut dire que tous les Hauts-Alpins assez aisés pour prendre la diligence sont passés entre ses mains. Selon le jeu des solidarités familiales et locales, on le trouve comme témoin de mariage de Marie Marguerite Faudon en 1852 ou de Marie Eulalie Heyriès en 1856, toutes les deux originaires de Volonne. De même, en 1859, il est le témoin du mariage de sa nièce Malvina Escalle, qui se marie à 17 ans, avec un postillon, qui travaillait peut-être pour les messageries Aubert. Il n'est pas exclu qu'il ait contribué à trouver un mari à cette nièce qui était depuis peu orpheline de père. Il sera d'ailleurs témoin de la naissance des enfants du couple. Encore ne s'agit-il que des quelques mentions que j'ai pu trouver, mais il est probable que sa position de premier contact à Marseille pour de nombreux hauts-alpins et bas-alpins devait lui donner un rôle d'intermédiaire et de facilitateur pour tous ces montagnards qui débarquaient dans cette grande ville si différente du monde d'où ils venaient.


Louis Gallissian et sa femme Virginie Escalle quittent Marseille après 1866, dernière mention dans l'Indicateur marseillais. De la même façon qu'ils avaient hébergé leur nièce Pauline Escalle, les deux oncles célibataires de Louis Gallissian et l'oncle maternel de Virginie Escalle, Dominique Gauthier, ils font appel à la solidarité familiale pour les dernières années de leurs vies, d'autant plus que tout indique qu'ils étaient ruinés et n'avaient plus aucun bien et probablement fort peu d'économie. Ils vont d'abord habiter chez leur nièce Honorine Escalle, épouse Motte, à Saint-Firmin (Hautes-Alpes) où Louis Gallissian décède peu de temps après leur installation, le 14 mai 1867. Virginie Escalle reste chez sa nièce au moins jusqu'en 1872. Ensuite, probablement après le décès de cette dernière cette même année, elle est recueillie par une autre nièce, Eugénie Escalle, épouse Boyer-Joly, aux Héritières, hameau de La Motte en Champsaur. Elle y décède le 12 novembre 1879. Elle est revenue mourir là où elle était née 71 ans plus tôt, après une vie qu'elle avait sûrement imaginé plus brillante.

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jeudi 10 mai 2018

La famille Bardin est une de celles que j'ai le moins étudiée. C'est celle de nôtre ancêtre Nelly Bardin (1882-1962) [11]. Néanmoins, profitant d'un voyage à Briançon, il nous a suffi de faire un petit détour pour photographier la tombe des Bardin dont je ne possédais aucune photo. Cela m'a permis de compléter mon recensement des tombes de la famille (cliquez-ici).


C'est une des tombes impressionnantes du cimetière de Charavines, celle que l'on voit à gauche sur cette photo. La tombe de droite est celle de la famille de Montgolfier, une des branches de cette prolifique famille qui s'est implantée à Charavines, dans l'industrie papetière. Comme on le voit par la comparaison des tombes, la hiérarchie sociale est respectée.


Comme les tombes de la famille au cimetière Saint-Roch de Grenoble, elle se présente sous forme d'un "mur" portant le nom des nombreuses personnes inhumées, 22 personnes en l'occurrence, depuis le premier enterré, Jean-Baptiste Bardin, en janvier 1856, jusqu'à Hélène Bardin qui y repose depuis janvier 2015.  On y trouve donc un arrière-grand-père d'une de nos arrière-grands-mères, Jean-Baptiste Bardin (1775-1865) [88], puis les deux générations suivantes : Élisée Bardin (1810-1866) [44] et son épouse Marie Lombard (1814-1889) [45], leurs fils Marc Bardin (1845-1926) [22] et son épouse Maria Froment (1847-1926) [23]. L'épouse de Jean-Baptiste Bardin, Alexandrine Buisson (1788-1834) [89] est absente de cette tombe.

Dans ce cimetière, on trouve aussi la tombe de la famille Bret, qui s'est plusieurs fois alliée à la famille Bardin :


La tombe de la famille Monin, qui est liée à la famille Bardin par Eulalie Bardin (1826-1894), fille de Jean-Baptiste Bardin :


Il y a probablement d'autres tombes de cousins dans ce cimetière.

Cela a ensuite été l'occasion d'aller à Louisias, un hameau de Charavines, voir la maison familiale des Bardin (de mémoire, elle serait dans la famille depuis au moins le XVIIe siècle) :



et la grange attenante, qui est un des plus beaux exemples de l'architecture traditionnelle du Pays Voironnais, avec son architecture en pisé et son toit de chaume. L’ensemble appartient encore à la famille Bardin. Elle aurait été construite en 1805, soit à l'époque de Jean-Baptiste Bardin et de son père Guillaume Prieur-Bardin, le premier Bardin qui s'est installé à Louisias par mariage.



Généalogie ascendante et descendante de Jean-Baptiste Bardin : cliquez-ici.

dimanche 29 avril 2018

Découverte improbable : un manuscrit de notre cousin Émile Cornemillot

Pour la 3e fois, je viens de mettre la main tout à fait par hasard sur un document de famille.


Comme toutes les années, je me suis rendu au Salon du livre ancien qui se tient au Grand-Palais à Paris. Je n'y vais évidemment pas pour chercher des documents de famille, mais plutôt pour y dénicher quelques beaux livres pour ma bibliothèque dauphinoise ou littéraire. C'est en parcourant les rayons d'un libraire plutôt spécialisé dans la littérature que j'ai eu l’œil attiré par un petit ouvrage étroit au dos duquel on pouvait lire : Souvenirs de Côte-d'Or. 1870-1871


Par curiosité et, peut-être mû par une sorte de 6e sens, j'ai sorti le livre du rayonnage pour le consulter. J'avais déjà à l'esprit qu'une partie de notre famille vivait dans ce département lors de la guerre de 1870 et qu'en particulier, nous avions un lointain oncle, Adolphe Duthu, qui était mort lors des combats de la défense de Dijon en octobre 1870. Mais je ne m'attendais pas à la trouvaille que j'ai faite. Ouvrant l'ouvrage, je découvre qu'il s'agit d'un manuscrit. Je poursuis mes rapides investigations jusqu'à tomber sur cette page où l'auteur a signé son travail. 


Il se localise à Ouges, village dont je me souvenais qu'il était le berceau de la famille Cornemillot, du nom de notre ancêtre Julie Cornemillot, épouse Duthu. La signature pourrait laisser penser qu'il s'agit justement de Cornemillot, mais on pourrait tout aussi bien lire corneminot. Je photographie cette page et dès que je suis rentré chez moi, je pars à la recherche d'un acte d'état-civil pouvant porter la signature d'un des nombreux Cornemillot qui vivaient alors à Ouges. C'est l'acte de décès de Jean Cornemillot, ancien libraire, mort à Ouges en 1866 qui m'offre un beau spécimen de la signature d'Émile Cornemillot, neveu du décédé. 


La comparaison est sans appel. Il n'y a pas de doute possible, ce manuscrit a été rédigé par Émile Cornemillot, le neveu de notre ancêtre Julie Cornemillot. Un rapide échange de mails avec le libraire et le lendemain, j'achetais l'ouvrage.

Le document se présente sous forme de 3 cahiers portant chacun une page de titre. La première partie porte : Souvenirs de la Guerre dans la Côte d'Or. 1870-71. et les 2 autres : Quelques mots de notre situation actuelle.




Le premier cahier est rédigé d'une écriture régulière qui peut laisser penser qu'il a été écrit après les faits relatés, comme des mémoires, ce que laisse aussi entendre le mots de souvenirs dans le titre. Il couvre la période du 6 octobre au 12 novembre 1870. Même si cela n'est pas clairement dit, il est probable qu’Émile Cornemillot a été témoin oculaire de ces combats en tant que garde national volontaire.


Les deux autres cahiers, qui couvrent la période de décembre 1870 et de janvier à avril 1871 sont rédigés comme un journal des événements tels qu'ils étaient vécus depuis Ouges par Émile Cornemillot. L'écriture en est plus irrégulière et la présentation paraît plus "fouillis" que la première partie.


Dans ces récits, il y a peu de faits personnels. Émile Cornemillo relate essentiellement les combats et ce qu'il peut en savoir depuis Ouges. Dans les derniers mois, il rapporte les différents événements politiques (élections en particulier) et le début de la Commune de Paris (qu'il ne semble pas approuver), mais ce journal ne va malheureusement pas assez loin pour que l'on connaisse ses sentiments à propos de la répression de la Commune par les Versaillais.

Comme je le disais en introduction, Émile Cornemillot évoque le décès de son cousin germain Adolphe Duthu (1840-1870). Nous savions déjà que ce dernier était mort le 30 octobre 1870 lors des combats de la défense de Dijon, comme le relate Clément-Janin, dans : Journal de la guerre de 1870 1871 à Dijon et dans le département de la Côte-d'Or :

Dans son manuscrit, Émile Cornemillot apporte cette précision sur les circonstances du décès d'Adolphe Duthu :


Peut-être qu'Émile Cornemillot a participé à ces combats, car un Cornemillot est cité parmi les membres de la compagnie Blavier : « La compagnie Blavier [compagnie de gardes nationaux volontaires] se porte sur Couternon, renforcée de quelques volontaires, parmi lesquels Tassin, Cornemillot, Duthu, Jeannel, Bresson. ».

Qui était Émile Cornemillot ? Il est à né à Ouges, le 28 juin 1832, fils de Pierre Cornemillot, médecin, et de Claudine Dupuis. Ouges est une commune de la périphérie de Dijon, à une dizaine de kilomètres au sud-est du centre de Dijon. 


Au moment de la naissance d’Émile Cornemillot, c'était une commune essentiellement agricole, d'un plus de 400 habitants. La famille Cornemillot est implantée dans ce village depuis le début du XVIIIe siècle lorsque Philippe Cornemillot, de Rouvres, une commune proche, est venu s'installer à Ouges par mariage. Cette famille semble avoir joui d'une certaine notabilité. Le grand-père d’Émile, Jean Cornemillot (1776-1836) [106] a été maire de 1807 à 1817. Il avait succédé à son père, Pierre Cornemillot (1735-1809) [212], maire de 1801 à 1807 et il a été remplacé par son frère Hubert, maire de 1817 à 1821. A eux trois, ils ont donc dirigé la commune pendant 20 ans. C'était une famille de propriétaires cultivateurs, jusqu'à la génération des enfants de Jean Cornemillot qui, de son mariage avec Barbe Bresson (1769-1824) [107], a eu 6 garçons et 2 filles, dont 4 garçons vivants et une seule fille, la cadette de la famille, Julie (1810-1871) [53], qui a épousé un aubergiste de Dijon, Louis Duthu. Parmi les 4 garçons, Pierre (1798-187), l'aîné a été médecin. Il est resté à Ouges toute sa vie pour exercer son art. Le deuxième, François (1801-1853), a été plus modestement aubergiste à Ouges. Vient ensuite Jean (1806-1866), qui a longtemps été libraire à Evreux, après avoir vécu à Paris où il s'est marié. Enfin, le dernier fils, Jean Baptiste (1808-1867) a été longtemps le garde-champêtre d'Ouges.

Livre édité en 1849 par Jean Cornemillot, oncle d’Émile Cornemillot.
C'est dans cette famille qu’Émile est né, fils du docteur en médecine Pierre Cornemillot. Son destin est un peu atypique, car, fils de médecin, il est retourné à l'agriculture. En effet, dans tous les actes le concernant ou dans ceux où il intervient (il est souvent témoin), il est toujours qualifié de cultivateur. Il devait exploiter le domaine familial. Cet environnement (son père, son oncle) explique probablement ses qualités rédactionnelles, l'aisance de son écriture et son orthographe parfaite. Il a suivi les pas de ses ancêtres en étant maire de sa commune, même si cette expérience n'a duré que quelques mois, de janvier à avril 1872. Pour une raison inconnue, mais qui est probablement liée à des arrangements de famille suite au décès de sa mère, il quitte le village et devient régisseur au château de la Forgeotte, à Saint-Nicolas-lès-Citeaux, propriété de la famille Rémondet.


Après quelques année, il revient pour 2 ou 3 ans à Ouges avant de s'installer définitivement à Dijon avec sa famille au début des années 1880. Il devient alors employé de commerce, puis comptable. Il est mort à Dijon le 16 juin 1918, à l'âge de 85 ans. De son mariage avec Anne Bresson (1804-1906), il a eu de très nombreux enfants, dont 5 ont vécu. Il a tout de même vu disparaître avant lui ses deux filles, mortes célibataires à Dijon, respectivement à l'âge de 52 ans et 48 ans, et son fils cadet, Georges, mort pour la France lors de la Première Guerre mondiale, en 1915, à 32 ans. S'il existe une descendance, ce serait du côté de sa fille aînée Augustine, épouse de Charles May, employé du P. L.M à Dijon, ou de son fils Léon, lui aussi comptable à Dijon, dont le fils Georges est mort à Madrid comme secrétaire de la Chambre française de Commerce et d'Industrie.


J'ai commencé ce billet en parlant de hasard. Certes, il y a une part de hasard. Il y a aussi ce goût de la chine qui m'amène à remuer tous les livres d'un salon entier (et je peux vous dire qu'il y a des milliers de livres et que j'y passe des heures). Il n'est donc pas étonnant qu'en voyant tant de livres et de documents, associé à la présence vivante, si j'ose dire, de tous mes ancêtres et cousins en mon esprit, il se fasse soudainement des rapprochements qui me permettent de faire de telles découvertes. Un peu de hasard et beaucoup de persévérance et de travail.

Généalogie ascendante et descendante d'Émile Cornemillot : cliquez-ici.
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jeudi 19 avril 2018

Les tombes de nos ancêtres

Aujourd'hui, je vais faire un point sur les tombes de nos ancêtres. Ayant déjà visité quelques cimetières et photographié les tombes que j'ai découvertes, je peux donner un premier inventaire par branches familiales. C'est en faisant ce travail que j'ai pris conscience de la différence importante entre nos branches paternelle et maternelle. C'est du côté paternel que l'on trouve le plus grand nombre de tombes, les plus anciennes et les plus monumentales. En regard, du côté maternel, les tombes sont plus modestes, moins anciennes, voire inexistantes. Cette différence s'explique par plusieurs raisons, dont la plus importante me semble être la philosophie de vie que sous-tend cet attachement aux tombes. Les tombes monumentales de Grenoble symbolisent une culture qui valorise la lignée familiale, le culte des morts, voire presque le culte des ancêtres, et la volonté de représentation sociale auprès de la communauté. A l'inverse, les tombes inexistantes de la famille Magron/Duthu semblent signifier un moindre attachement à nos ancêtres décédés, que l'on pourrait résumer par cette phrase : "Quand on est mort, on est mort". Autrement dit, rien ne sert aux vivants d'attacher trop d'importance à nos morts et surtout à leurs tombes. Cela ne préjuge en rien des liens d'affection qui ont pu exister envers eux.

Commençons la visite.

Famille Barféty

La tombe la plus ancienne est celle de Joseph Barféty (1816-1883) [16] et Joséphine Uginet-Chapot (1830-1902) [17] qui se trouve à Venthon (Savoie), là où ils vivaient lors de leurs décès. Cette tombe abrite aussi Jeanne Jacquin (1803-1892) [35], la mère de Joséphine Uginet-Chapot.



La tombe est envahie par la végétation. Pour photographier la plaque, j'ai dû dégager le lierre envahissant qui la masquait.

A la génération suivante, Ferdinand Barféty et son épouse Marie Donnet sont enterrés dans la tombe de la famille Donnet au cimetière de Voiron. Cette tombe abrite 3 générations d'ancêtres : Charles Donnet (1848-1928) [18] et Joséphine Girard (1852-1915) [19] ; Ferdinand Barféty (1862-1940) [8] et Marie Donnet (1875-1956) [9] ; André Barféty (1896-1983) [4] et Anne-Marie Quiney (1906-1991) [5].



Famille Donnet

C'est la famille la plus riche (si j'ose dire) en tombes anciennes. C'est la branche de notre famille dans laquelle on trouve le plus de tombes abritant des ancêtres de la 7e génération (les arrière-grands-parents de nos arrière-grands-parents). 

La tombe de la famille Donnet se trouve à Albertville.


On y trouve Joseph Donnet (1780-1845) [72] et Agathe Berthoud (1791-1875) [73] et leur fils Jean-Baptiste Donnet (1812-1869) [36], avec sa première épouse, notre ancêtre Joséphine Plaffet (1822-1851) [37]. En revanche, comme on l'a vu, la génération suivante se trouve à Voiron.

Dans les autres branches de cette famille, la tombe la plus impressionnante est sans conteste celle des familles Charmant, Beauregard et Armand au cimetière Saint-Roch de Grenoble. Elle contient pas moins de 33 personnes, mais seulement un seul de nos ancêtres, Antoine Charmant (1794-1876) [78]. Son épouse, Benoîte Revol n'est pas enterrée ici, car ses restes ont dû disparaître avant l'acquisition de cette concession qui doit dater des années 1870. Sa mémoire est rappelée sur la plaque. Les autres personnes de cette tombe sont les descendants de Julien Charmant, leur fils, alors que nous descendons de leur fille Louise Charmant.



Louise Charmant et son mari Antoine Girard sont enterrés dans la tombe Girard du cimetière Saint-Roch, conçue selon le même principe, mais on n'y trouve "que" 18 personnes. Y sont donc inhumés : Joseph Girard (1791-1868) [76] et Jacqueline Rosset (1798-1870) [77] ; Antoine Girard (1818-1896) [38] et Louise Charmant (1832-1860) [37]. Le reste de la tombe est occupé par la famille de leur fils Pierre Girard, alors que nous descendons de sa sœur Joséphine Girard qui est enterrée à Voiron avec son mari Charles Donnet.



En conclusion, les tombes de 6 des 8 arrière-grands-parents et celles de tous les grands-parents de Marie Donnet sont connues. Pour les 2 arrière-grands-parents manquants (Louis Plaffet (1798-1855) [74] et Françoise Neyret (1800-1825) [75]), il faudrait faire un recherche au cimetière de Faverges (Haute-Savoie) pour vérifier si elle existe encore.

Famille Quiney

Les deux tombes Quiney et Favier se trouvent côte-à-côte au cimetière de Chambéry.
Dans la tombe Quiney, on trouve : Henri Quiney (1827-1889 [20] et son épouse Anne-Marie Favier (1838-1923) [21] et leur fils Joseph Quiney (1872-1936) [10] et son épouse Nelly Bardin (1882-1962) [11].



Dans la tombe voisine, ce sont le grand-père et les parents d'Anne-Marie Favier : Joachim Favier (1814-1882) [42], son épouse Laure Folliet (1816-1872) [43] et son père Étienne Favier (1786-1866) [84]. Où se trouve l'épouse de ce dernier, Françoise Millex (1777-1834) [85] ? Sa tombe a peut-être été détruite avant le décès de son mari Étienne Favier, pour lequel a été achetée la concession en 1866. Ses reste n'ont pu y être transférés.



Il y a quelques années, je suis allé à Crécy-la-Chapelle (Seine-et-Marne) pour chercher la tombe de Charles Quiney (1794-1867) [40], le père d'Henri Quiney. Elle n'existait pas.

Famille Bardin

La tombe de la famille Bardin à Charavines est construite sur le même modèle que celle des Girard et des Charmant à Grenoble, c'est-à-dire sous forme d'un mur reprenant un nombre important de noms. En l'occurrence, on y trouve 22 personnes, depuis le premier enterré, Jean-Baptiste Bardin, en janvier 1856, jusqu'à Hélène Bardin qui y repose depuis janvier 2015.  On y trouve donc un arrière-grand-père d'une de nos arrière-grands-mères, Jean-Baptiste Bardin (1775-1865) [88], puis les deux générations suivantes : Élisée Bardin (1810-1866) [44] et son épouse Marie Lombard (1814-1889) [45], leurs fils Marc Bardin (1845-1926) [22] et son épouse Maria Froment (1847-1926) [23]. L'épouse de Jean-Baptiste Bardin, Alexandrine Buisson (1788-1834) [89] est absente de cette tombe.


Je suis allé au cimetière de Villard-Saint-Christophe pour chercher une éventuelle tombe de la famille Froment, mais il n'y en a pas. Il n'y a d'ailleurs aucune tombe vraiment ancienne dans ce cimetière.

Famille Magron

Nous arrivons dans une famille qui se caractérise par le faible nombre de tombes. Même celle de nos arrière-grands-parents, Gabriel Magron (1869-1946) [12] et son épouse Berthe Duthu (1875-1955) [13], qui se trouvait à Château-Arnoux (Alpes-de-Haute-Provence) a disparu. C'est visiblement un choix dû à un moindre attachement aux tombes, qui est presque à l'extrême opposé des tombes monumentales du cimetière de Grenoble.

Dans cette famille, il n'existe, à ma connaissance, que la tombe de Jules Magron (1818-1892) [24], au cimetière de Prauthoy (Haute-Marne). Comme on le voit, elle est en piteux état (c'est la tombe qui est penchée, pas le photographe !)


S'y trouve la première épouse de Jules Magron, Zélia Dargentolle (1820-1861), mais pas la seconde, notre ancêtre, Céline Prodhon (1831-1909) [25]. Peut-être que son décès à Pont-l'Évêque (Calvados) explique que son corps n'ait pas été ramené à Prauthoy.

La tombe de nos grands-parents Magron, André Magron (1899-1996) [6] et Louise Escalle (1903-1994) [7] se trouve au cimetière de Bron (Rhône), mais je n'ai pas de photo.

Famille Duthu

A ma connaissance, il n'y a aucune tombe. Pour en avoir le cœur net, il faudrait aller au cimetière de Beaune où l'on trouverait peut-être la tombe des parents de Berthe Duthu, Auguste Duthu (1835-1899) [26] et Pauline Poirier (1844-1895) [27].

Famille Escalle

La seule tombe est celle qui abrite nos arrière-grands-parents Hippolyte Escalle (1862-1939) [14] et Marie Roux (1868-1937) [15] au cimetière de Briançon.



Cette tombe abrite aussi notre père Alain Barféty (1932-2010) [2].

Dans les années 1980, nous étions allés à La Motte-en-Champsaur. Dans l'ancien cimetière qui jouxtait l'église, se trouvaient les tombes, en mauvaise état, de Paul Gaignaire (1794-1870) [58], de son épouse Rosalie Gentillon (1807-1868) [59] et de leur fille Zoé Gaignaire (1839-1918) [29], épouse Escalle. Quelques années plus tard, elles avaient toutes disparu.

Famille Roux

Comme pour la famille Duthu, il n'y a aucune tombe pour cette branche familiale. Une visite au cimetière de La Salle-les-Alpes montre qu'il n'y quasiment pas de tombes anciennes, là où on aurait pu trouver la tombe des parents de Marie Roux, Denis Roux (1830-1877) [30] et Joséphine Salle (1836-1896) [31]. Visiblement, l'usage des concessions perpétuelles était moins répandu dans ce cimetière. Cela, associé à une politique active de récupérations des tombes anciennes, explique probablement cette absence de tombes.

Aux termes de cette revue, et sous réserve des tombes qui restent à découvrir, je peux donner une statistique des tombes subsistantes par génération :
3e génération (grands-parents) : 4 sur 4.
4e génération (arrière-grands-parents) : 6 sur 8.
5e génération :  9 sur 16, dont 8 sur 8 dans la branche paternelle.
6e génération : 9 sur 32, toutes dans la branche paternelle.
7e génération : 8 sur 64, toutes dans la branche paternelle.

Il reste quelques visites de cimetière en perspective.